La création de la Ligue

L'histoire de la Ligue de Bretagne d'Athlétisme est inévitablement liée à celle de la Fédération Française. Cette dernière, issue de l'U. S. F. S. A. (Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques) la F.F.A. est officiellement créée le 21 novembre 1920 à Paris. Le premier président est Joseph Genet. Paul Méricamp est désigné comme secrétaire général et quatre vice-présidents furent nommés. Parmi eux : Joseph Gemain.

Les semaines suivantes furent mises en place les structures régionales de la FFA, les ligues. La L. B. A. voit officiellement le jour quelques mois plus tard, à Rennes au Café de l'Europe le samedi 29 janvier 1921 (et déclarée en Préfecture le 11 Mars 1921) la veille du Cross des Cinq Provinces sur l'hippodrome des Gayeulles, avec à sa tête : Joseph Gemain et J. Coadou (Secrétaire Général). A cette époque, le siège de la Ligue se trouvait à Rennes. La L.B.A. était divisée en 6 districts : la Mayenne, l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan, les Côtes-du-Nord, alors que le Finistère était lui divisé en deux : le district du Léon et le district de Cornouaille.

Les années fastes de la Ligue

Cette LBA constituée en janvier 1921 est restée telle quelle jusqu'en 1982, date à laquelle le département de la Mayenne s'en est détaché pour rejoindre la Ligue des Pays-de-Loire.
En l'espace de deux ans, l'effectif de la LBA va monter à 100 clubs pour 1 300 licenciés ! En 1945, la Ligue de Bretagne d'Athlétisme comptait 2 631 licenciés (contre 928 en 1939). 1 831 en 1956, creux de la vague, un chiffre qui va remonter à 3 817 en 1970. Après les années 60 la L.B.A. est en net progrès tant sur le plan des résultats que celui des effectifs. La Bretagne avait sa place au niveau international avec Poirier, Cochard, Bertould, Kerbiriou, Vaillant, Rault, Dupureur et Eliane Jacq, membre du 4x400 m, record du Monde en 1969 !

Les présidents successifs de la Ligue

De Joseph Gemain à Jean Marc Beraud, l'actuel président de la L.B.A., 12 présidents se sont succédés à la tête de la Ligue de Bretagne. Premier président en 1921, Jospeh Gemain le resta jusqu'en 1930 où lui succéda deux Mayennais, ensuite le Quintinais Guy Bazin, puis deux Rennais Jean Lebigre et Roger Le Saux, puis Michel Florès de Saint Brieuc et Henri Perrot de Carhaix. Enfin, le Costarmoricain Didier Vareecke, les brestois Jean Luc Paugam et Alain Talarmin le succédant pour une durée de deux ans. Le président actuel est Jean-Marc Béraud de Pléneuf.

Les Bretons s'exportent à l'international

Au niveau sportif, du plus loin que l'on se souvienne, la Bretagne a toujours donné à la France de grands athlètes. De Charles Lelong, « 1er olympique » et 1er médaillé aux JO de Stockholm en 1912, à Marion Lotout et Amy Sene aux JO de Londres en 2012, la liste est longue en un siècle, des représentants de l'athlétisme breton au plus haut niveau international : Kléber Argouarc'h, Odette Gemain-Bigot, Hamon Richard, sur la 1ère partie du siècle précédent et ensuite Pierre Prat, Pierre-Yvon Lenoir, Maryvonne Dupureur, Eliane Jacq, Robert Poirier, Francis Kerbiriou, Gilles Berthould, Jean Cochard, Lucien Rault, Jean Vaillant, et plus proche de nous Hervé Phelippeau, Marie-Pierre Duros-Toudret, Jean-Charles Gicquel, Vincent Le Dauphin, Maryse Le Gallo, Gilles Dupray. A cette liste non exhaustive, rajoutons les membres de la diaspora bretonne, tel Marcel Philippe et Gilles Quenéhervé.

La L.B.A. : 4ème Ligue de France

En 2016, la L.B.A passe la barre record des 17 000 licenciés en terminant l'année avec 17 002 licenciés (dont 45% de féminines) pour 162 clubs et sections locales (dont 6 de plus de 500 licenciés). Faisant de la L.B.A. la 4ème Ligue de France en nombre de licenciés, une Ligue terre de cross et d'organisation avec plus de 660 compétitions organisées par an.



Textes inspirés de l'ouvrage de Georges CADIOU - La grande Historie de l'Athlétisme en Bretagne - Editions Le Télégramme



l'histoire de l'athlétisme

L'Athlétisme est un sport universel : son origine remonte aux temps les plus anciens de l'humanité et il est pratiqué sur tous les continents. C'est le "sport-roi" des Jeux Olympiques.

Dès les premiers âges de la civilisation, les hommes furent chasseurs et pêcheurs pour assurer leur subsistance et s'écarter des dangers. Durant leurs temps de "loisir", ils concouraient entre eux et se mesuraient en vitesse, en endurance, en détente et en force ; qualités qui composent ou recouvrent l'éventail des spécialités de l'athlétisme contemporain. Ces concours spontanés, sporadiques se déroulaient de manière anarchique et rudimentaire.
Par les ruines, les vases, les peintures, les écrits, on retrouve des traces de l'activité physique de nos ancêtres. Chez les Aztèques ou les Incas, des messagers faisaient des concours de vitesse par relais de 3 à 5 kilomètres ; au Japon, il existait des courses de longue durée entre les conducteurs de pousse-pousse ;en Asie centrale des concours ou des combats étaient organisés pour les cérémonies mortuaires.
L'activité physique était un loisir en Egypte, une institution en Grèce. Raison d'état pour former des soldats à Sparte, des concours animaient les fêtes, pour honorer les dieux, les héros ou les hôtes de marque. Progressivement, ces rassemblements vont se développer dans toute la péninsule hellénique et aboutir à des jeux Pythiques, Isthmiques, Néméens ou Olympiques ; ces derniers seront les plus illustres.

Sur le site d'Olympie, on peut repérer les ruines d'un gymnase, d'une palestre, d'écuries, d'un hippodrome et d'un stade entouré d'un remblai gazonné formant amphithéatre ; on peut même distinguer une piste avec des plots de départ, des trottoirs limitant les zones de concours. Les athlètes admis aux Jeux subissaient un entraînement d'une trentaine de jours et devaient prêter serment de combattre loyalement.
Les Jeux furent abolis en 393 après J-C par l'empereur Théodose qui les trouvaient trop païens... En lire plus

Retrouvez également des informations sur l'histoire de l'Athlétisme sur le site de la Commission de la Documentation et de l'Histoire de la Fédération sur ce lien