Les Actus de la CRCHS Bretagne

Les Informations pour les organisateurs de courses

Droit du Sport : Une contrainte nécessaire !
Les coureurs doivent comprendre que le certificat médical d’aptitude en compétition est une exigence dans leur intérêt.
Rencontrer un médecin qui les interroge, leur fait passer un test (Ruffier…), voir plus (électrocardiogramme…) est une garantie pour leur santé.
Courir en compétition est plus exigeant que le footing du dimanche matin entre amis : départ plus rapide, changement de rythme, accélération finale…
Les organisateurs doivent aussi être conscients que cette précaution est élémentaire. C’est insupportable pour des bénévoles d’être confrontés à des accidents, certes rares, mais parfois dramatiques.
Si cette exigence ne vaut que pour les organisations officielles, elle serait aussi une précaution pour toute personne débutant en course à pied, voir régulièrement pour les vétérans, même hors compétition.
Pour autant, chacun reste libre de courir en solitaire ou en groupe, sans contrainte et sans certificat en dehors de toute compétition. Mais peut-être faut-il mettre en garde les organisateurs de stage ou d’entraînement collectif, (qu’ils aient ou non obtenu les qualifications fédérales nécessaires), qui regroupent des coureurs non licenciés qui ne justifient pas d’un certificat médical et que l’animateur ou coach, fut-il d’expérience, omet parfois de leur demander.
Le plus simple est d’avoir une licence annuelle. En cas d’accident, la responsabilité de l’organisateur pourrait être recherchée comme elle l’est parfois pour diverses raisons dans d’autres organisations (Cass. 1ère civ. 4 juin 2014 – stage de voile).
La course à pied est globalement bénéfique à la santé. Courir en compétition est un plaisir supplémentaire qu’il faut faire au moindre risque. Les organisateurs et les bénévoles qui s’y consacrent doivent aussi être assurés.
Cette petite contrainte ne gâche en rien le plaisir. Elle le garantit.

Éric LEMONNIER - Avocat à la Cour d’Appel de Rennes

TOUTES LES INFORMATIONS :

Un organisateur doit présenter dans son dossier préfecture un certain nombre de document :Si la préfecture n'a pas de document type, voici la liste des pièces qui doivent figurer dans le dossier préfecture :

- Noms, adresses et coordonnées de l'organisateur
- Date et horaires auxquels se déroule la manifestation
- Un plan détaillé des voies et des parcours empruntés
- Le nombre maximal de participants à la manifestation
- La nature et les modalités d'organisation de la manifestation, notamment son réglement particulier, tel qu'il résulte des règles techniques et de sécurité mentionnées à l'article R.331-7.
- L'avis de la fédération délégataire (cdchs ou crchs) concernée ou à défaut d'avis rendu, la preuve de l'envoi par lettre recommandée avec accusé de réception, de la demande d'avis dépaosée auprès de celle ci, dans les conditions prévues à l'article R.331-9-1.
- Le nombre approximatif de spectacteurs attendus à la manifestation
- Le recensement des dispositions assurant la sécurité et la protection des participants et des tiers
- Une attestation de police assurance souscrite par l'organisateur de la manifestation qui couvre sa responsabilité civile, celle des participants à la manifestation. Cette attestation d'assurance doit être présentée à l'autorité administrative au plus tard six jours francs avant le début de l'évènement. Le non respect de ce délai entraine le refus d'autorisation.

Le dossier est à remettre 3 mois avant votre date d'évènement. Si la manifestation se déroule dans le cadre d'un seul département, ce délai est réduit à 2 mois.
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Exemple de l'attestation assurance demandée par les préfectures

Nom de l'organisateur
Nom de l'évènement
Date de l'évènement
Ecrire la mention "conformément au code du sport"

Je soussignée, assurance XXXXX, certifie que monsieur XXXX représentant l'association XXXX, organisateur de la manifestation suivante : course pédestre XXXXX du XX février 2013, est titulaire d'un contrat d'assurance couvrant sa responsabilité civile, celle des participants à la manifestation et de toute personne nommément désignée par l'organisateur qui rpête son concours à l'organisation de celle ci, conformément aux articles L321-1, L331-9, R331-14, A331-24, A331-25 du code du sport.

Retrouvez sur ces liens des documents types réalisés par la FFA pour réliser vos demandes d'organisation :
- Formulaire de demande d'avis d'organisation de courses HS
- Formulaire de demande d'inscription au calendrier des courses HS
- Formulaire de demande d'autorisation d'organisation de course HS

REGLES DE SECURITE SPECIFIQUES AUX TRAILS Réglementation des Manifestations Hors-Stade (juillet 2012)
1 – PRÉVENTION DES ACCIDENTS AUX CONCURRENTS
1 – 1 – Météo
La connaissance du temps prévisible est essentielle à la mise en oeuvre de moyens adéquats à la prévention d'éventuels accidents :
*dus à la température réelle et ressentie : froid, ou chaud extrêmes ;
*dus à l'humidité ou la pluie, la neige: risques de chutes sur sol glissant ;
*dus à l’intensité des précipitations : pluies ou neige ;
*dus au vent : vitesse, orientation, durée… ;
*dus aux orages avec risques induits particuliers :
- montée rapide des eaux : traversée de torrents, zones inondables, … ;
- déstabilisation des terrains : chutes de pierres, coulées de boues, … ;
- foudre : risque d'électrisation ou d'électrocution ;
*dus aux brouillards : la visibilité peut-être bonne sur un versant mais pas sur l’autre :
- impossibilité de s'orienter, risque d'égarement ;
- impossibilité de reconnaître les obstacles, risques de chutes ;
*perte d’adhérence en cas de brouillard précipitant donnant une bruine et augmentant la sensation de froid ;
*voir guide de l'organisateur (conseils à respecter dans ces situations, ratio hygrométrie/T°)

Il faudra également tenir compte des paramètres locaux en fonction du pays, de la latitude (DOM /TOM). Le responsable sécurité et parcours doit consulter un prestataire reconnu en météorologie qui lui fournira des informations utilisables et solliciter le médecin-chef pour avis.
Par ailleurs, les conditions météorologiques peuvent varier durant l'épreuve d’où l’importance de faire un point météo régulier et ce toutes les 2 heures minimum et systématiquement au moment de la mise en place du balisage afin de faire le choix d’un balisage en faveur d’un itinéraire de repli ou pas.
Le responsable sécurité et parcours devra se tenir informé et informera au départ les concurrents des conditions météo prévisibles. Ces services sont accessibles soit par abonnement météorologue routeur, soit en consultation par téléphone ou par internet.
Il devra se tenir informé en permanence de l'évolution des conditions météorologiques pour pouvoir anticiper des conditions particulières potentiellement dangereuses et prendre les décisions nécessaires.

1 – 2 – Matériel de sécurité imposé aux concurrents
Le règlement remis aux coureurs doit préciser les particularités propres à l'épreuve telles qu’autosuffisance ou semi-autosuffisance, distance, nature des terrains et risques particuliers, et spécifier le matériel imposé ainsi que le matériel conseillé sur l’épreuve sans que cette liste ne soit ni exhaustive, ni limitative :
*dossard. Il est recommandé que puisse être noté sur le dossard l'identité du concurrent, le numéro d’appel du centre de secours et celui du pc course ;
*une fiche précisant le traitement médical en cours et les contre-indications ;
*système d’hydratation avec indication de contenance, sans que celle-ci ne soit inférieure à 0,5l ; *couverture de survie ;
*sifflet ;
*si course de nuit lampe frontale avec pile de rechange ;
*veste imperméable et coupe vent ;
*téléphone portable. Le téléphone doit fonctionner et disposer d’un abonnement adapté au pays ;
*vêtements chauds ;

Le règlement devra préciser que le concurrent s'engage à posséder le matériel de sécurité imposé et à le présenter à toute réquisition de l'organisateur, durant la totalité de l'épreuve.
Le bulletin d'engagement matériel ou informatique, devra prévoir une mention rappelant que la signature dudit bulletin vaut connaissance et acceptation par le concurrent du règlement de l'épreuve. Pour les engagements informatiques, cette acceptation devra être attestée par « case à cocher ».
1 – 3 – Suivi des concurrents et abandons
Il est important de sensibiliser le coureur au fait qu’il :
*est le premier maillon de la sécurité;
*doit donner rapidement et correctement l’alerte s’il est témoin d’un accident ou s’il se perd ou se rend compte que d’autres coureurs sont perdus ;
*doit signaler à l’organisateur son abandon.
Les accidents individuels ou collectifs peuvent survenir en tout point du parcours. Il est nécessaire de prévenir, le plus tôt possible de l’arrivée d’un accident.

L’organisateur doit mettre en place un dispositif de pointage ou points de contrôles qui peuvent être :
*manuel avec crayon, gomme et papier.
*automatique avec un système de détection électronique.
Il est recommandé de faire un premier contrôle sur la ligne de départ ou à proximité afin de connaitre avec précision le nombre de partants. La fréquence des points de contrôles doit être adaptée au parcours et ce environ tous les 15 km.
Certains systèmes permettent de coupler la chronométrie à la géo-localisation.
La procédure de suivi devra faire l'objet d'une procédure écrite en possession des pointeurs. Des barrièreshoraires peuvent être mises en place pour tous les parcours de plus de 40 km.

Les relevés des pointages à séquences régulières doivent être transmis au PC course afin de situer le flux des coureurs. Le PC course pourra, dans l’hypothèse d’un pointage manuel, solliciter les pointeurs afin de faire éventuellement une recherche de concurrent.
La mission du pointeur doit être exclusive. Pour éviter toute recherche inutile, il est nécessaire de prévoir un système de gestion des abandons (points de regroupement, information du PC course, moyens de rapatriement). Ce système doit faire l'objet d'une procédure écrite.
Tout coureur a l’obligation de signaler son abandon le plus tôt possible tout en suivant la procédure mise en place par l’organisateur,
Si un coureur est pris en charge par les services des secours de l’organisation ou conventionnels, il se trouve de fait sous l’autorité des services de secours et doit interrompre sa course si ces derniers l’exigent.

1 – 4 – Fermeture des parcours
La fermeture des parcours est un point sensible qui mérite une vigilance accrue. Cette mission est sous la responsabilité du directeur de course. L’objectif est de garantir qu’il ne reste plus aucun compétiteur inscrit et ayant pris le départ n’ayant pas abandonné sur l’ensemble du ou des parcours. Pour cela une ou des équipes de fermeture doit être mis en place dès le départ de la course et doit être en lien avec le PC course ou le directeur de course. Il ne laissera jamais un compétiteur hors délai seul sauf s’il est officiellement mis hors course et qu’il en est informé : dossard retiré ; chronométrie désactivée.
Le nombre d'équipes et la composition de celles-ci est à définir par l'organisateur en fonction des particularités de l'épreuve.

1 – 5 – Balisage des parcours
Le Trail n'est pas une course d'orientation. La mise en place d'un balisage clair est un facteur important pour :
*limiter les risques d'accident ;
*éviter que les concurrents s’égarent.
L'espacement entre les balises doit être déterminé en fonction de la topologie du terrain, de la météo, de la visibilité nuit et jour. En cas de nuit, un dispositif spécifique rétro-réfléchissant sera prévu.
Des indications kilométriques ou tout autre système équivalent tel que jalons repérés doivent permettre aux concurrents, lors de l’alerte, de préciser la localisation de l’accident. Les points principaux comme les ravitaillements et les poste de secours, … seront balisés. Une signalisation adéquate indiquera les risques isolés.

1 – 6 – Sécurité routière
Les dispositions applicables sont celles du chapitre III.A.5-2.

1 – 7 – Conditions nocturnes Les dispositions applicables sont celles du chapitre III.A.5-3

2 – MOYENS DE COMMUNICATION RADIO L'efficacité des moyens de sécurité et de secours, repose en grande partie sur un système efficace de transmission de l'information.
Il est nécessaire que ce système assure une continuité maximale de service. Ces moyens peuvent et/ou doivent être combinés :
*télécommunications par voie Hertzienne (radio ou téléphone GSM)
*liaisons filaires
Une analyse en cas de défaillance du système doit être faite, les indications ci-après constituant une base de cette réflexion :
*l'efficacité des liaisons Hertziennes doit être préalablement testée, toutefois les particularités propres à une bonne propagation des ondes électromagnétiques peuvent varier dans le temps, selon la fréquence utilisée (fading), le mode de réception (onde directe ou réfléchie), les conditions météo (affaiblissement, brouillage). Ces variations peuvent être particulièrement importantes en terrain très accidenté. Un dernier test doit être fait immédiatement avant le début de la manifestation, des tests périodiques durant la manifestation sont recommandés ;
*il est rappelé que les opérateurs GSM ne garantissent pas la continuité du service ;
*il est nécessaire de prévenir les défaillances du système de transmission, en particulier celles relatives à leur alimentation en énergie électrique (prévoir batteries ou piles de rechanges, éventuellement utiliser groupes moto-générateurs et/ou onduleurs si systèmes informatisés). Le froid diminue sensiblement la capacité des piles et batteries. Un système de secours doit être disponible (par exemple téléphone GSM) ;
*établir un plan de fréquences pour les différents services (pointage, logistique, secours, etc. …), chacun travaillant sur sa propre fréquence pour limiter les interférences, le responsable sécurité assurant le lien entre les réseaux si nécessaire.
La Police, la Gendarmerie, le Samu ou la Sécurité Civile ont leurs propres bandes de communication d'où l'importance du rôle du responsable sécurité et parcours.

3 - MOYENS DE TRANSPORT
3 – 1 – Le transport sanitaire
En France la législation est précise concernant l’organisation du transport sanitaire. Plusieurs types de vecteurs existent : aérien, terrestre et maritime. Seuls les moyens agréés peuvent effectuer du transport sanitaire. Les moyens usuels de transport sont :
• les ambulances pompiers plus communément appelées VSAV (véhicule de secours et d’assistance aux victimes) ou PSR (premier Secours Relevage pour les pompiers de Paris) ;
• les ambulances privées ;
• les ambulances de réanimation ou UMH (Unité Mobile Hospitalière), moyen du SAMU ;
• les ambulances secouristes VPSP (véhicules premier secours à personne) Attention elles ne sont pas toutes agréées pour faire du transport vers les hôpitaux. Pour être agréée l’association doit avoir un contrat avec le SAMU territorialement compétent ;
• les hélicoptères : il existe plusieurs types : gendarmerie, sécurité civile, SAMU, privé.

3 – 2 – Le transport des concurrents en cas d’abandon, élimination et / ou arrêt de course
Dans le cadre du Plan sécurité/secours l’organisateur doit mettre en place le nombre suffisant de minibus, cars ou voitures avec une possibilité de monter en puissance afin de faire face à une situation d’abandon massif.

4 – ORGANISATION DES SECOURS
L’organisateur s’engage à afficher, sur le lieu de course, road book et tout support adapté : dossard, autocollant, les numéros essentiels tels que numéro du PC SECOURS pour transmission des avis d’accident et d’abandon. Le schéma d’organisation des secours et médical doit être élaboré par le responsable des secours de l’organisation ou sous-traité à une société spécialisée par voie de contrat.
Ce schéma d’organisation des secours doit être fait en étroite collaboration avec les experts (moyens contractuels ou société spécialisée) selon un canevas minimum décrit ci-dessous, étant ici précisé que chaque Trail doit faire l’objet d’une étude spécifique en fonction des particularités.
Le schéma d’organisation des secours doit être impérativement annexé au dossier de déclaration de l’événement, préfecture ou sous-préfecture, ou préfecture maritime.
La réglementation impose une analyse et une mise en oeuvre du dispositif de secours en suivant un découpage en deux parties (public d'une part, acteurs sportifs et organisation d'autre part).

4 – 2 – Le public
Sauf disposition préfectorale particulière et dérogatoire à partir de 1500 personnes payantes et présentes en simultané, l’arrêté de novembre 2006 sur le DPS (dispositif prévisionnel de Secours) s’impose uniquement pour cette population. Il est alors nécessaire de faire appel à une association agréée « sécurité civile ».

4 – 3 – Les acteurs (sportifs et organisation)
Remarques liminaires :
*la priorité d’un Schéma d’organisation des secours et médical est d’assurer en premier lieu les urgences vitales et non les soins de confort. Il n’empêche en aucun cas un organisateur de mettre en plus des prestations complémentaires (soins de récupération…) ;
*les sportifs doivent être informés qu’ils sont « les premiers garants de leur propre sécurité » en respectant les consignes, sachant qu’ils évoluent en milieu naturel parfois hostile ;
*le schéma d’organisation des secours (effectifs, quantitatif, qualitatif et matériel) ne pourra être élaboré qu’après validation des outils cartographiques et plan de radiocommunication ;
*le schéma d’organisation tiendra compte des itinéraires principaux et itinéraires bis et sera adapté en fonction ;
*l’organisateur doit intégrer, dans son règlement, les ravitaillements (solides et liquides) en quantité et localisation sur le parcours en fonction du nombre de participants et des facteurs climatiques ;

Le dispositif sera adapté et proportionné selon les variables suivantes :
*Nombre de participants (par épreuve et cumulé) ;
*Jour/ nuit et saison (hiver, printemps, été, automne) ;
*Secteur géographique (plaine, moyenne montagne, haute montagne, bord de mer…) ;
*Durée (temps mini, temps maxi) ;
*Accessibilité sur le(s) parcours ;

Le listing des salles de repli le long des parcours. Le pré-positionnement des moyens de secours est une règle de base à respecter impérieusement :
Le nombre et la qualification minimum des moyens de secours mis en place par l’organisation pour les acteurs doivent permettre d’intervenir sur l’ensemble des parcours dans un délai(1) et avec une qualification identique(2) aux moyens de secours conventionnels du secteur.
Exemple : si le SMUR ou les pompiers du secteur mettent en moyenne 40 mn à intervenir dans la vie de tous les jours, le dispositif de l’organisation ne doit pas mettre plus de temps
(1) il est possible de dire que le délai moyen en zone urbaine est d’environ 10mn et 30mn en zone rurale et parfois plus en zone montagne.
(2) Décret N° 97- 620 du 30 mai 1997 sur l’organisation des SAMU/SMUR et loi de la modernisation de la sécurité civile de 2008.

Le maillage des secours mis en place par l’organisation doit être divisé en 2 niveaux :
*Dispositif fixe :
*Les postes de secours fixes (PSF) sont obligatoires à partir de 1000 partants cumulés sur les différents parcours ou sur un parcours unique. Ils sont en place pendant toute la durée de passage du premier au dernier concurrent. Nous les retrouverons en principe au niveau des ravitaillements.
*Le PC Secours : (souvent couplé avec le PC Course), est obligatoire à partir de 1000 partants cumulés sur les différents parcours ou sur un parcours unique. Il doit être installé dans un local au calme avec tous les représentants des différentes professions (secouristes, infirmiers, médecin chef). Il est équipé des outils de communications nécessaires. Toutes les informations doivent être centralisées au PC Course et gérées sous la responsabilité du PC Secours. La liste des postes, numéros de téléphone des équipes, véhicules, doit faire l’objet d’une annexe du plan de secours.
*Ensuite chaque mouvement d’équipe doit être noté et horodaté sur une main courante. Par exemple à 05 :10 départ de l’ouvreur ou à 06 :00 ESM N° 12 en place
*Dispositif mobile : les équipes de secours mobiles (ESM) sont susceptibles de pouvoir se déplacer en fonction des besoins, quelle que soit l’accessibilité (évolution terrestre ou aérienne) Quelle quantité ou plutôt quelle fréquence :
*Maillage (serré 5 à 15 km) « secouriste » : en admettant le pire des schémas il faut prévoir une équipe de secouristes avec un matériel minimum (défibrillateur semi automatique) toutes les 60 minutes. Ainsi chaque concurrent sera donc situé à 30 minutes au plus d’une équipe de secours (délai raisonnable et maximum sur un secteur type montagne ou d’accessibilité limité).
*Maillage (intermédiaire 15 à 30km) « infirmier » : il permet de diminuer le nombre de docteurs surtout si des protocoles sont mis en place.
*Maillage (plus large 30 à 50km) « médical » : les médecins doivent être mobiles et positionnés à des endroits stratégiques :
*avant des zones très engagées et inaccessibles afin de faire le « triage »
*sur les secteurs complètements inaccessibles surtout si la météo ne permet pas à un hélicoptère d’intervenir. Privilégier le positionnement au niveau des cols afin de pouvoir intervenir en amont ou aval de la course.

Il devra être porté une attention particulière à l’adéquation temps/distance

LE SERVICE MEDICAL
L'organisateur devra mettre en place un service médical adapté :
- au nombre de concurrents
- à la durée de la course et au type de parcours
- aux conditions climatiques prévisibles

Toute manifestation doit etre déclarée au service local d'urgence compétent. Les moyens décrits ci après sont à considérer comme minimum, il sont à compléter selon la nature de la manifestation, en particulier pour les manifestations de masse ou de longue distance.

Manifestations de moins de 250 coureurs :
- une équipe de secouristes relevant d'une association agréée par le ministère de l'intérieur
- une liaison raido avec le service d'urgence

Manifestations de 250 à 500 coureurs :
- une ou plusieurs équipe(s) de secouristes relevant d'une association agréée par le ministère de l'intérieur
- une liaison raido avec un médecin ou le service d'urgence
- la présence d'une ambulance

Manifestations de + de 500 coureurs :
- la présence d'au moins un médecin
- un nombre de secouristes relevant d'une association agréée par le ministère de l'intérieur et un nombre d'ambulances adaptés au nombre de concurrents

Manifestations de longue durée (marathon et au delà) ou trail découverte (-21 km)
- la présence d'au moins un médecin
- des équipes de secouristes équipées de liaison radio relevant d'une association agréée par le ministère de l'intérieur, disposées de façon adaptée au terrain, à la distance et au nombre de concurrents
- des moyens d'évacuation adaptés au terrain

Pour les Trails, voir onglet réglementation / trail



La Règlementation en Hors Stade

PREAMBULE
La Fédération Française d'Athlétisme (FFA) a reçu, par arrêté en date du 31 décembre 2012, délégation du Ministre chargé des sports pour l’organisation de la pratique des disciplines de l’Athlétisme Hors Stade (Cross country, Courses et Marche Athlétique, Marche Nordique), courses en nature, dont la montagne et les trails, sans utilisation de matériel ou technique alpine, sur itinéraire matérialisé. En vertu de cette délégation, elle est notamment chargée de définir les règles techniques et de sécurité concernant les disciplines de l’Athlétisme Hors Stade et des courses en nature ainsi que les règlements relatifs à toute manifestation dans ces disciplines, conformément aux articles L. 131-16 et R.331-7 du Code du Sport.
Les manifestations pédestres Hors Stade se définissent comme des courses sur routes ou chemins, avec ou sans classement et/ou prise de temps se déroulant sur une voie publique ou ouverte à la circulation publique. Elles peuvent être organisées toute l’année.
Le document complete en lien ci-dessous a pour vocation de rappeler les règles administratives de portée générale (II-A), de préciser les règles administratives fédérales (II-B) et a aussi pour objet de présenter les règles techniques et de sécurité applicables à tous les organisateurs (III-A) ainsi que celles à portée uniquement fédérale (III-B).
Elles sont complétées par des dispositions spécifiques aux Trails (IV), du fait de la nature particulière de ces compétitions.
Il est précisé que les règles administratives générales sont la retranscription de dispositions prévues au sein du Code du Sport et ont vocation à s’appliquer à tous les organisateurs, affiliés ou non auprès de la FFA.
Les règles techniques et de sécurité générales et les règles techniques et de sécurité spécifiques aux Trails sont édictées par la FFA en vertu de son pouvoir règlementaire autonome et doivent aussi s’appliquer pour tous les organisateurs affiliés ou non à la FFA.
Les règles administratives fédérales et les règles techniques et de sécurité fédérales ont quant à elles vocation à s’appliquer seulement aux organisateurs affiliés à la FFA.
Pouvez consulter la Règlementation complète Fédérale des Manifestations Hors Stade sur le site de la FFA sur ce lien
Le Manuel de l'Organisateur 2015 mis à jour sur ce lien.
Vous pourrez également consulter dans cette rubrique du site de la FFA tous les documents officiels Hors Stade.

Retrouvez dans cette partie, les informations concernant le nouveau fonctionnement de demande à label de course hors stade.

Au travers du label FFA, les organisateurs prouvent leur respect des engagements dans les domaines de la Qualité, la Sécurité et de la Convivialité !

Consultez les Cahier des charges des labels de Course Hors Stade 2015 :
- Guide des Labels Hors Stade FFA
- Guide des Labels des Courses Nature 2015
- Guide des Labels Marche Nordique en Compétition

Les catégories au 1er Janvier 2015 :
Poussins : 2004-2005
Benjamins : 2002-2003
Minimes : 2000-2001
Cadets : 1998-1999
Juniors : 1996-1997
Espoirs : 1993-1995
Seniors : 1976-1992
Vétérans 1 : 1966-1975
Vétérans 2 : 1956-1965
Vétérans 3 : 1946-1955
Vétérans 4 : 1945-avant

Retrouvez les distances maximums préconisées par catégorie
Poussins : 1,5km
Benjamins : 3km
Minimes : 5km
Cadets : 15km
Juniors : 25km
Espoirs/Seniors/Vétérans : Illimitée

Les Minimas à réaliser sur épreuves qualificatives pour un championnat de France
- Minimas 2015 sur le 10 km route
- Minimas 2015 sur le Semi-Marathon
- Minimas 2015 sur le Marathon
- Minimas 2015 sur l'Ekiden

Procédure de Contrôle antidopage
Les participants aux courses hors stade s’engagent à respecter rigoureusement l’interdiction de dopage ainsi que les dispositions concernant les contrôles antidopage, telles qu’elles résultent des lois et règlements en vigueur, notamment les articles L. 230-1 et suivants du Code du Sport.
Le « Guide du médecin préleveur » élaboré par le Ministère chargé des Sports contient des dispositions précisant les installations nécessaires au contrôle antidopage, contrôle encadré notamment par les articles R232-45 à R232-71 du Code du Sport.
Il y est notamment indiqué que « situé à proximité du lieu de la compétition, ce local (poste de contrôle antidopage) doit préserver d’une façon continue l’intimité du sportif et garantir des conditions de sécurité au cours de la collecte des échantillons ».
De plus, « avant le début de la compétition, le médecin agréé, le délégué fédéral et l’organisateur s’assurent, si possible ensemble, que les installations prévues sont propres et adéquates ». Des postes de contrôle anti-dopage séparés doivent être prévus pour les athlètes masculins et les athlètes féminines. Un descriptif du poste de contrôle antidopage prévoit qu’ « idéalement, il doit comprendre 3 espaces distincts : une salle d’attente, un bureau de travail et des toilettes.
La salle d’attente doit être :
• suffisamment grande pour accueillir les sportifs, les officiels, les accompagnateurs,
• être équipé de chaises ou de bancs,
• approvisionnée en boissons non alcoolisées sous emballage hermétique, si possible en verre,
• pourvue de sacs à déchets, journaux, revues, poste de télévision peuvent par ailleurs aider à créer une ambiance plus détendue.

Un bureau de travail muni de tables, chaises, lavabo, savon, essuie-mains et sacs à déchets.
Le bureau de travail est utilisé pour :
• choisir les différents flacons destinés au recueil des urines du sportif,
• permettre des manipulations et scellages des flacons après prélèvement,
• rédiger le procès-verbal de contrôle antidopage,
• stocker les échantillons de façon sécurisée.
Il doit pouvoir être verrouillé et son accès contrôlé.

Les toilettes doivent être assez vastes pour que le sportif et le médecin puissent s’y tenir ensemble.

Nota : l'absence de moyens nécessaires à la réalisation de contrôle anti-dopage peut être assimilée à un « obstacle à contrôle » réprimé de 6 mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende (article L. 232-25 du code du sport).
Sans préjudice des sanctions pénales éventuellement encourues en application de la section 6 du chapitre II du titre III du livre II du Code du Sport, les sanctions applicables à l'encontre des licenciés en cas d'infraction aux articles L. 232-9, L. 232-10, L. 232-15, L. 232-17 du Code du Sport sont des sanctions disciplinaires choisies parmi les mesures ci-après :
1. un avertissement ;
2. une interdiction temporaire ou définitive de participer aux manifestations mentionnées au 1° de l'article L. 230-3 du Code du Sport ;
3. une interdiction temporaire ou définitive de participer directement ou indirectement à l'organisation et au déroulement des compétitions et manifestations sportives mentionnées au 1° de l'article L. 230-3 du Code du Sport et aux entraînements y préparant ;
4. une interdiction temporaire ou définitive d'exercer les fonctions définies à l'article L. 212-1 du Code du Sport ;
5. le retrait provisoire de la licence ;
6. la radiation.



Les Officiels Hors Stade

Les Officiels mesureurs et juges-arbitres CHS en Bretagne

L’officiel en course hors stage a deux fonctions :
- il mesure et valide les parcours hors stade, il met en conformité les distances en accord avec l'organisateur.

- il est juge-arbitre H.S. et à ce titre il officie dans les épreuves à Label dans sa région. Il certifie lors de la course à label que les coureurs ont bien emprunté le parcours mesuré. Il a un rôle de conseil pour proposer des solutions facilitant l'organisation de la course.

FORMATIONS

Formation GM Cap à Pleyben (29) salle de la Mairie
Le samedi 14 Mars 2015 en matinée de 9H00 à 12H00.
Formation ouverte à 25-30 personnes.
Formateur : Olivier BOLZER.

Formation CALORG pour les organisateurs du Nord Finistère
Le samedi 4 Avril 2015 à la Communauté de Communes de Lesneven (bd des Frères LUMIERE à Lesneven) de 8H45 à 12H.
Calorg est le logiciel d'inscription des courses sur le site de la Fédération (passage obligé pour les années à venir). Les courses à labels s'inscrivent déjà par CALORG.
Formateur : Alain TALARMIN.

Renseignements et inscriptions : christian.fournier29@gmail.com



REUNIONS
31 janvier 2015 à Roscoff, réunion des officiels. Cette réunion sera agrémentée d'une formation controle anti dopage par Monique Attiba – infos : fournier.christian29@orange.fr

LISTE DE OFFICIELS BRETONS

Officiels Experts
Christian DELERUE - 13, allée du Groënland 35200 RENNES - 02 99 51 35 25
Jean-Marie GRALL - 10A, alllée de Lanvaux 35700 RENNES - 02 99 30 14 78

Officiel Technique National
Didier LUCAS - 7, rue Victor Hugo 35310 CHAVAGNE - 02 99 64 31 58

Officiels Régionaux
Yves BODIOU - 3, Ker lannou 22730 TREGASTEL - 02 96 23 43 59
Jean-Pierre HELLIO - 13, rue Marie Curie 22950 TREGUEUX - 02 96 71 04 93
Christian FOURNIER - 56 bis, rue de l'Argoat 29260 LESNEVEN - 02 98 83 21 26
Bernard MEUDEC - 10, rue de Kerbriant 29260 LESNEVEN - 06 98 15 07 27
Victor CHARPENTIER - la Grosse Roche 35340 LIFFRE - 02 99 68 64 81
Marco GIMENEZ - la Grande Noë 44630 PLESSE - 02 40 51 80 64
Bernard GUILLO - 1, rue du Porhoët 22210 LE CAMBOUT - 02 96 25 52 11
Patrick AVILES - 2, rue des Genêts 56380 GUER - 06 31 83 82 85